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contre l'usage des pesticides

contre l'usage des pesticides

FNE se mobilise contre les pesticides

Le projet d'arrêté relatif à la mise sur le marché et à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques et de leurs adjuvants visés à l’article L. 253-1 du code rural et de la pêche maritime est soumis à consultation du public jusqu’au 3 février 2017. C'est un texte fondamental pour l'encadrement de l'usage des pesticides en France.

> Vous avez été nombreux à vous mobiliser à l'automne dernier pour que ce texte intègre des mesures de protection des riverains des épandages de pesticides (plus de 2700 mails envoyés aux Ministres concernés).

> La dernière version du texte, soumise à consultation, ne contient plus aucune mesure de protection des riverains. Nous vous demandons donc de vous mobiliser massivement, pour répondre à cette consultation publique avant le 3 février 2017, à l'aide de la réponse-type proposée sur ce lien que nous vous proposons de reprendre et d'adapter. Pensez à nous mettre en copie de vos envois et à diffuser largement l'information autour de vous.

> Comptant sur votre mobilisation,

>
> Bien fédéralement,

> --
> MARIE-CATHERINE SCHULZ-VANNAXAY

> COORDINATRICE DU RESEAU AGRICULTURE
> 81-83 BOULEVARD DE PORT-ROYAL
> Tél. : 01 44 08 64 12 / 06 37 83 53 86www.fne.asso.fr

Insecticide mon amour aux Méliès , une soirée interéssante

comme chaque année, GSE a participé à la campagne pour des alternatives aux pesticides qui a eu lieu du 20 au 27 mars 2016. Le film "Insecticide mon amour" projeté au cinéma de Saint Marcellin, les Méliès à 17h 30 a été suivi par plus de cent spectateurs qui sont restés pour assister au débat animé par Pierre Feugier, apiculteur et président de GSE, Une présentation et un débat riches qui ont intéressé les spectateurs participantspendant plus d'une heure après la projection..

Nous vous présentons ici quelques extraits de la présentation faite par Pierre Feugier:

Pesticides abeilles et santé humaine

Les abeilles subissent de lourdes pertes à cause des pesticides :30 à 80% suivant les régions.les néonicotinoïdes sont les plus dangereux (imidaclopride,clothianidine,thiaméthoxame,thiaclopride

La production de miel a chutée :de 35000 à 40000 t en 1985-90 à12000 t en 2014.Même des régions sans grandes cultures comme l’Ariège sont touchées(traitement du varron chez les bovins et de la fièvre catarrhale ovine avec des neurosystémiques)

Toutes les espèces animales sont touchées et particulièrement les batraciens et les oiseaux.

Selon le commissariat général à l’environnement,89%des rivières françaises sont contaminées par les pesticides.Sur l’agence de bassin Rhône-Méditerranée-Corse,on y recense 150 produits dont 36 aujourd’hui interdits.depuis 6 ans,58 nouvelles nappes d’eau contaminées.

En matière de santé humaine,c’est plutôt inquiétant ;de nombreuses études le montrent:

-études menées par des médecins généralistes du Limousin sur des analyses d’urines de femmes enceintes :97,8 % des échantillons contiennent des « perturbateurs endocriniens » (PE) dont 20% A des doses inquiétantes. Ces médecins ont fondé une association :Alerte des médecins sur les pesticides(AMLP).ils sont aujourd’hui plus de 1500.

-Dans le Bordelais,l’étude PHYTORIV porte sur 75 personnes réparties en 3 groupes :- 25 personnes qui n’habitent pas à côté des vignes ;25 autres habitant à proximité(- de 400m) et 25 ouvriers viticulteurs.l’analyse des cheveux donne 5 fois plus de PE dans le gr.2/gr.témoin et dans le 3ème de 11 à 15 fois plus.

- En Bretagne,l’étude PELAGIE,portée par l’INSERM de Rennes,a débutée en 2002.cette étude, très compléte et toujours en cours,concerne 3500 couples « mères-enfants »; Il en découle que les pesticides sont en cause,mais aussi les produits de chloration de l’eau potable,les PCB et les phtalates.

Chez les enfants ,les premières constatations montrent :

-retard dans le développement psychomoteur,baisse du QI,retard de croissance intra-utérin,malformations congénitales,risques de diabète et d’obésité accrus plus tard,perturbation du métabolisme énergétique,risques de modification génétique,riques accrus d’allergies,de maladies respiratoires et surtout de cancers(cancers du cerveau et du sang notamment)

Chez la mère,des modifications physiologiques sont constatées.

Il est constaté par les chercheurs que les pesticides entrainent :

-perte d’immunité

-perte de fécondité(1 couple sur 6 stérile en France)

-maladies neurologiques : parkinson(maladie prof.pour les agriculteurs depuis 2012) ;alzeimher,maladie de charcot,scléroses

En France,les cancers ont doublé de 1945 à 1980(150000/an ;

Aujoud’hui :1000/jours

Idem pour l’autisme :1/5000 en 1980 ;1/143 pour garçons et 1/240 pour filles en 2010

Voir l'image en grand

non aux pesticides

GSE s'oppose à l'usage des pesticides et particulièrement de ceux qui contribuent à la destruction des insectes pollinisateurs. GSE a participé à plusieurs semaines pour des alternatives aux pesticides en collaboration avec d'autres associations locales ( ENI, SeauS environnement...).

Lire l'éditorial du Président de la FRAPNA:

L'EDITO DU PRESIDENT : LES PESTICIDES, ÇA COMMENCE A BIEN FAIRE !


> Bonne nouvelle, plus de glyphosate en vente libre au premier janvier 2016 ! Le glyphosate, principe actif du Roundup, l'herbicide le plus utilisé sur la planète et que l'on retrouve dans quasiment tous les cours d'eau, est désormais classé comme cancérigène probable par l'OMS. Espérons que notre ministre de l'Environnement, Ségolène Royal, ne batte pas en retraite comme pour le Nutella ! Il est grand temps de réduire drastiquement l'usage des pesticides et surtout de les bannir des espaces sensibles, notamment sur la zone d'approvisionnement des captages d'eau potable. Il est scandaleux que des citoyens soient alimentés par une eau qui, du fait d'un dépassement de sa teneur en pesticides, soit impropre à la consommation. Et pourtant, les Drômois vont devoir boire de l'eau contaminée par les pesticides des viticulteurs des Côtes du Rhône. Le CODERST, la commission consultative qui, sous l'égide du Préfet, donne un avis sur ses futurs arrêtés concernant tout ce qui touche de près ou de loin à la santé publique, a donné un avis favorable. Un avis pour le moins irresponsable qui en dit long sur les avis émis par cette commission... Mais quand on regarde de plus près sa composition, il ne peut en être autrement ! Il est grand temps de se mobiliser, les associations de consommateurs à nos côtés, pour que l'on cesse de sacrifier notre bien le plus précieux, notre santé, pour des intérêts corporatistes de court-terme de l'agriculture industrielle.

Les abeilles et les pollinisateurs sauvages, comme tous les insectes, les oiseaux, les chauves-souris, etc., sont décimés par les insecticides qui enrobent les semences, aspergent vergers et vignobles mais aussi étables, bétail et fumier. Même les alpages ne sont pas épargnés : on trouve des molécules chimiques sur les pelages... Les néonicotinoïdes sont partout et empoisonnent les écosystèmes, aussi sûrement que le DDT il y a 50 ans. Contre l'avis du gouvernement (un comble !) et malgré la pression de la FNSEA, nos députés ont adopté dans la Loi Biodiversité un amendement interdisant l'usage des néonicotinoïdes sur le territoire national. Un pas significatif dans la bonne direction et pour lequel nous pouvons saluer la pugnacité des apiculteurs de l'UNAF. Dans cette loi, remise aux calendes automnales si tout va bien, espérons que cette interdiction capitale tiendra le choc face à la contre-offensive des lobbies de l'agriculture industrielle et de la chimie.

Affaire à suivre... encore faudra-il que le TAFTA, le fameux traité commercial négocié dans le plus grand secret entre la Commission Européenne et les Etats-Unis ne vienne pas balayer les timides avancées en matière d'interdiction d'utilisation des substances toxiques.

Eric FERAILLE, Président régional FRAPNA