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urbanisme, constructions, projets touristiques

urbanisme, constructions, projets touristiques

coordination contre les Center Parcs

Le 2 avril 2016, déférents collectifs, associations et individus s’opposant aux projets de constructions des Center Parcs du Rousset, de Poligny et de Roybon se sont réunis près de Saint-Ythaire en Saône et Loire. Parmi ces collectifs et associations, étaient présents des représentants de l’association du Pic noir, du Collectif jurassien d’opposants à Center Parcs, du Collectif du Geai du Rousset, de l’association Pour les Chambaran Sans Center Parcs et du Collectif grenoblois de soutien à la ZAD des Chambarans. Plusieurs opposants à ces différents projets sont venus à titre personnel et notamment des personnes ayant participé à l'organisation des évènements sur la ZAD de Roybon (concerts, fêtes et manifestations).

> Durant cette rencontre, les différents acteurs de la contestation de ces 3 projets ont témoigné de leurs luttes. Ensuite, l’ensemble des participants a été invité à rejoindre l’une des trois tables de discussion. Autour de la première, on s’intéressait aux recours juridiques. Une personne de PCSCP est intervenue pour présenter la longue bataille juridique entamée depuis plusieurs années par son association. Autour de la deuxième, il s’agissait de discuter sur la communication à envisager.

> Tandis que la coordination « Center Parcs, Ni ici - Ni ailleurs » réunissant PCSCP, Le Geai du Rousset, CjoCP et le Collectif grenoblois, a été créé autour de la troisième table. Cette Coordination permettra de renforcer les liens et les moyens d’actions.

voir communiqué de presse

Le 18 juin à saint marcellin, PCSCP et les autres vous invitent

Le samedi 18 juin, les organisations opposées à Center parcs dont PCSCP vous invitent à une après midi festive à partir de 15H., à Saint Marcellin.

Bbien que notre association n'ait pas participé à l'organisation de cette manifestation pour diverses raisons (choix du lieu, non disponibilité des membres du CA...), GSE vous invite à soutenir cette initiative et à y aller nombreux.

DIEU EST-IL POUR CENTER PARCS ?

12 novembre 2015 | Par Bernard Kuntz - Mediapart.fr

A quelques lieues du village de Roybon, se trouve l'abbaye cistercienne de Chambaran, nichée entre des collines boisées, reflétant son imposante toiture dans le miroir d'un bel étang. Parcourant le chemin qui longe, un instant, ce lieu de prière et de recueillement, j'eus la surprise d'y découvrir, accroché à une fenêtre, un blanc drapeau portant l'inscription "Oui, au Center Parcs". (Voir la photo.)

Passé un moment de dépit, il me vint à l'idée qu'il y avait peut-être là matière à réflexion : Dieu serait-il pour Center Parcs ?...

Et je dus reconnaître qu'une telle interrogation n'était pas dénuée de sens. Qui d'autre que Dieu, en effet, aurait bien pu, lors de quelque lumineuse pentecôte, unir presque tous les "zélus", qu'ils se disent d'extrême droite, de gauche, de droite ou du centre, autour d'un si miraculeux projet?! Qui d'autre que la blanche colombe de l'Esprit Saint, descendue un beau soir sur la salle des fêtes de Saint Etienne de Saint Geoirs, aurait pu insuffler à ce monde ordinairement si divisé, le désir effréné d'une telle communion ?

Ajoutons à cela que de nombreux signes accompagnent cette révélation. Par exemple : jusqu'à ce jour, un grand mystère régnait à propos des deux voitures, à la façon d'un buisson ardent, qui brûlèrent lors des premières manifestations favorables à la ZAD. Personne n'étant, semble-t-il, à l'origine du sinistre, il faut bien en conclure que le feu divin s'était abattu sur les véhicules, pour punir les hérétiques de leur hostilité impie au céleste dessein. Mêmes cause et effet pour les jeunes zadistes rossés dans de mystérieuses circonstances. Nul n'étant reconnu coupable de ces hauts faits, il ne reste plus que l'ange exterminateur. Dieu toujours, vous dis-je !

Nul doute, dès lors, que le bûcher céleste avait allumé quelque bouteille d'essence, un soir d'hiver, pour incendier une cabane à l'entrée de la ZAD. Cette dernière s'avérant susceptible de contenir des occupants, il ne pouvait s'agir que d'une préfiguration de l'enfer qui menace les opposants à Center Parcs.

Mais plus : voici quelques jours, le même feu a ravagé une partie de la Marquise, encore occupée par les hérétiques. Dans la grande probité qui la caractérise, la presse locale, en toute objectivité, s'est même discrètement demandé si un tel sinistre pouvait avoir une cause autre qu'accidentelle... La réponse est désormais évidente: Dieu a continué à manifester ainsi sa très sainte colère.

Vous ne me croyez pas ? Mais par quel prodige, sinon divin, les pompiers auraient-ils mis, si l'on en croit la ZAD, une heure à parcourir les quelques arpents qui séparent leur caserne de la Marquise? Ils ne pouvaient qu'avoir été désorientés au point de se perdre en route, tel le peuple élu, à qui Dieu avait déjà fait le coup pendant quarante ans...

On me dira que le Saint Père exhorte les humains à ne point ravager la planète. Mais justement, non loin de l'office du tourisme roybonnais, une banderole bien inspirée affirme que Center Parcs, c'est le respect de l'environnement. Donc, Center Parcs, c'est l'expression de la volonté divine ! La même qui, dans sa mansuétude, pourrait bien, dans le secteur de Roybon, multiplier miraculeusement les zones humides comme pains et poissons, pour permettre à Pierre -(sur qui Dieu bâtira son Center Parcs)- et Vacances de "respecter" la loi.

S'il advenait que la justice ait les yeux enfin dessillés par l'opération de l'Esprit Saint, elle autorisait vite le massacre de deux cents hectares de forêt pour le plus grand profit de Pierre et Vacances. A moins que Dieu ne se charge lui-même du boulot. Il ne resterait à la miséricordieuse République, que la lourde tâche d'évacuer, comme à Sivens, les hordes sauvages et surarmées de la ZAD...

Ainsi serait consacré le triomphe d'une nouvelle alliance : celle de Monsieur Brémont, de la matraque et du goupillon. Monsieur le Maire de Roybon pourrait alors faire de son village un haut lieu de pèlerinage, et brandir un nouveau slogan: " A Roybon, c'est Prière et Vacances ".

Amen.

DIEU EST-IL POUR CENTER PARCS ?

12 novembre 2015 | Par Bernard Kuntz - Mediapart.fr

A quelques lieues du village de Roybon, se trouve l'abbaye cistercienne de Chambaran, nichée entre des collines boisées, reflétant son imposante toiture dans le miroir d'un bel étang. Parcourant le chemin qui longe, un instant, ce lieu de prière et de recueillement, j'eus la surprise d'y découvrir, accroché à une fenêtre, un blanc drapeau portant l'inscription "Oui, au Center Parcs". (Voir la photo.)

Passé un moment de dépit, il me vint à l'idée qu'il y avait peut-être là matière à réflexion : Dieu serait-il pour Center Parcs ?...

Et je dus reconnaître qu'une telle interrogation n'était pas dénuée de sens. Qui d'autre que Dieu, en effet, aurait bien pu, lors de quelque lumineuse pentecôte, unir presque tous les "zélus", qu'ils se disent d'extrême droite, de gauche, de droite ou du centre, autour d'un si miraculeux projet?! Qui d'autre que la blanche colombe de l'Esprit Saint, descendue un beau soir sur la salle des fêtes de Saint Etienne de Saint Geoirs, aurait pu insuffler à ce monde ordinairement si divisé, le désir effréné d'une telle communion ?

Ajoutons à cela que de nombreux signes accompagnent cette révélation. Par exemple : jusqu'à ce jour, un grand mystère régnait à propos des deux voitures, à la façon d'un buisson ardent, qui brûlèrent lors des premières manifestations favorables à la ZAD. Personne n'étant, semble-t-il, à l'origine du sinistre, il faut bien en conclure que le feu divin s'était abattu sur les véhicules, pour punir les hérétiques de leur hostilité impie au céleste dessein. Mêmes cause et effet pour les jeunes zadistes rossés dans de mystérieuses circonstances. Nul n'étant reconnu coupable de ces hauts faits, il ne reste plus que l'ange exterminateur. Dieu toujours, vous dis-je !

Nul doute, dès lors, que le bûcher céleste avait allumé quelque bouteille d'essence, un soir d'hiver, pour incendier une cabane à l'entrée de la ZAD. Cette dernière s'avérant susceptible de contenir des occupants, il ne pouvait s'agir que d'une préfiguration de l'enfer qui menace les opposants à Center Parcs.

Mais plus : voici quelques jours, le même feu a ravagé une partie de la Marquise, encore occupée par les hérétiques. Dans la grande probité qui la caractérise, la presse locale, en toute objectivité, s'est même discrètement demandé si un tel sinistre pouvait avoir une cause autre qu'accidentelle... La réponse est désormais évidente: Dieu a continué à manifester ainsi sa très sainte colère.

Vous ne me croyez pas ? Mais par quel prodige, sinon divin, les pompiers auraient-ils mis, si l'on en croit la ZAD, une heure à parcourir les quelques arpents qui séparent leur caserne de la Marquise? Ils ne pouvaient qu'avoir été désorientés au point de se perdre en route, tel le peuple élu, à qui Dieu avait déjà fait le coup pendant quarante ans...

On me dira que le Saint Père exhorte les humains à ne point ravager la planète. Mais justement, non loin de l'office du tourisme roybonnais, une banderole bien inspirée affirme que Center Parcs, c'est le respect de l'environnement. Donc, Center Parcs, c'est l'expression de la volonté divine ! La même qui, dans sa mansuétude, pourrait bien, dans le secteur de Roybon, multiplier miraculeusement les zones humides comme pains et poissons, pour permettre à Pierre -(sur qui Dieu bâtira son Center Parcs)- et Vacances de "respecter" la loi.

S'il advenait que la justice ait les yeux enfin dessillés par l'opération de l'Esprit Saint, elle autorisait vite le massacre de deux cents hectares de forêt pour le plus grand profit de Pierre et Vacances. A moins que Dieu ne se charge lui-même du boulot. Il ne resterait à la miséricordieuse République, que la lourde tâche d'évacuer, comme à Sivens, les hordes sauvages et surarmées de la ZAD...

Ainsi serait consacré le triomphe d'une nouvelle alliance : celle de Monsieur Brémont, de la matraque et du goupillon. Monsieur le Maire de Roybon pourrait alors faire de son village un haut lieu de pèlerinage, et brandir un nouveau slogan: " A Roybon, c'est Prière et Vacances ".

Amen.

De quoi Center parcs est-il le nom

un article fouillé et intéressant de Jacky Lièvre de Médiapart

Center parcs, où en sommes nous?

Le 16 juillet 2015, le Tribunal Administratif de Grenoble qui jugeait "sur le fond" a annulé l'arrêté préfectoral du 3 octobre 2014 concernant le respect de la loi sur l'eau qui, malgré l'avis unanime des commissaires enquêteurs avait autorisé la société "Pierre et Vacances" à continuer ses travaux sur le site de Roybon.

Le tribunal a estimé, en particulier que les mesures envisagées pour compenser la destruction de 70 ha de zones humides ne correspondaient pas aux dispositions du SDAGE(schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux) Rhône Méditerranée qui prévoient que les mesures doivent s'envisager à l'échelle appropriée en fonction de l'impact des projets; or , les mesures prévues par P et V prévoyaient 16 sites morcelés, dispersés sur 5 départements : un peu en isère et le reste en Haute savoie, en Savoie, en Ardèche( où le préfet était défavorable) et dans l'Ain.....C'est la Fédération de pêche de la Drôme et la FRAPNA région qui avaient déposé ce recours; en revanche, les recours déposés par PCSCP et la Frapna-isère sur les espèces protégées ont été rejetés .

voivi le communiqué de presse de la FRAPNA régionale:

Projet de Center Parcs à Roybon : Annulation de l'arrêté d'autorisation "Loi sur l'eau".
Communication FRAPNA
Jeudi 16 juillet 2015
Le Tribunal administratif de Grenoble vient de rendre aujourd’hui ses jugements dans le procès qui oppose la FRAPNA Région à Pierre & Vacances concernant la construction d’un Center Parcs à Roybon en Isère. S’il a rejeté le recours engagé contre l’autorisation de destruction d’espèces protégées, il a surtout annulé intégralement l’autorisation « Loi sur l’eau » du projet en raison d’atteintes portées à la zone humide sans compensation compatible avec le SDAGE1.
« La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen nous apprend, à son article 6, que la loi est l’expression de l’intérêt général », se plaît à répéter Emmanuel Wormser, Pilote du Réseau Juridique régional de la FRAPNA ; c’est bien le sens du jugement rendu aujourd’hui par le Tribunal administratif de Grenoble au sujet du projet de Center Parcs à Roybon :
Les milieux naturels, notamment les zones humides, doivent être préservées, ils sont garants de la ressource en eau disponible aujourd'hui et pour les générations à venir.
La FRAPNA a fait confiance, en dernier recours, à la justice après que toutes les propositions d’accompagnement au Groupe Pierre et Vacances soient restées lettres mortes. Nous sommes aujourd’hui satisfaits de cette décision.
La partie n’est certainement pas terminée… mais les travaux sont aujourd'hui bloqués

PCSCP fait paraitre un communiqué de presse

L’association « Pour les Chambaran Sans Center Parcs » a déposé, ce mardi 24 mars 2015, au Tribunal Administratif de Grenoble, son recours contre la décision du Préfet d’autoriser les travaux de Center Parcs au titre de la loi sur l’eau.

Ce dossier très important a nécessité des mois de travail. Tous nos efforts de le voir aboutir en justice s’ajoutent à ceux que nous avons déployés récemment, à savoir notre recours contre l’autorisation relative à la destruction des espèces protégées, ainsi que l’autorisation relative à l’assainissement du Center Parcs (à la cour d’Appel de Lyon).

Nous rappelons que nous vivons dans une république démocratique. A ce titre, tout citoyen a la possibilité de s’exprimer sans avoir à justifier sa démarche. Ceci est d’autant plus vrai, s’agissant d’une association de défense environnementale, comme l’est PCSCP (Pour les Chambarans Sans Center Parcs) constituée d’environ 600 membres adhérents.
Rappelons enfin que la pétition en ligne sur change.org CONTRE le Center Parcs de Roybon a récolté plus de 26 000 signatures et de fait, nous représentons un immense mouvement d’opposition citoyenne.

Notre communiqué n’a pas pour but de justifier notre démarche, mais d’inviter les porteurs du projet et les citoyens qui les suivent à cesser de proférer des propos de rejet et de haine, des menaces sur internet, voire d’exercer des violences physiques à l’encontre des opposants au Center Parcs quels qu’ils soient.

Le devoir de chacun d’entre nous, en tant que simple citoyen ou élu, est de respecter la libre opinion de l’autre, dans une démocratie qui nous est chère à tous.

Non à Center parcs

Mobilisons nous contre la désinformation systématique organisée par le conseil Général

signez la pétition :https://www.change.org/p/stoppez-imm%C3%A9diatement-la-construction-du-centerparcs-dans-les-chambaran-is%C3%A8re-roybon

refusez les banderoles "bienvenue à center parcs quelques élus font installer dans les communes, téléphonez à vos mairies pour demander le retrait immédiat de ces banderoles .

GSE soutient les opposants à Center Parc

GSE soutient les opposants à Center Parc

LES CHAMBARAN EN PÉRIL !NOUVELLE MENACE SUR LA FORÊT DES CHAMBARAN

!

Décharge et gaz de schistes ne suffisaient pas,

le projet de Center Parcs que la commune de ROYBON cherche à faire passer à tout prix, pourrait détruire encore plus vite notre cadre de vie. En effet, pour permettre à un promoteur immobilier de construire mille « cottages » autour d'équipements de loisirs censés les justifier

( comme les golfs servent souvent de prétexte aux opérations immobilières!), les porteurs du projet se satisfont allègrement de ce qui suit :

-200 ha de forêt libre donnés à des investisseurs privés pour une bouchée de pain ;

-92 ha de forêt défrichés dont 31 imperméabilisés ;

-62 ha de zones humides dégradés ;

-Deux corridors biologiques condamnés par une clôture de 2 mètres de haut ;

-35 espèces protégées livrées aux bulldozers ;

-Une surexploitation des ressources en eau au détriment des agriculteurs en période de sécheresse , voire de l'ensemble des habitants ;

- Une atteinte à la topologie actuelle des bassins versants avec assèchement inéluctable de certains cours d'eau comme la GALAURE ;

-La désertion de la faune forcément et massivement contrainte de quitter le site ;

-Une circulation automobile intense qu'implique obligatoirement la desserte d'une ville champignon de 5000 habitants, avec son bruit, sa pollution, son stress ;

-La transformation d'un espace libre d'accès, en un espace clos, privatif : condamnation d'activités locales et durables ( randonnée à pied et à cheval, chasse, exploitation forestière, etc ..) ;

-Un modèle économique qui repose sur des emplois « misère ».

Le tout, largement financé sur fonds publics, c'est à dire avec vos impôts !